Depuis l’homologation temporaire du stade du 28 Septembre en catégorie 3 par la CAF, nombreux sont les dirigeants, techniciens et chroniqueurs qui ont du mal à expliquer ce qu’est un stade de catégorie 3. Il y a quelques mois, je l’avais déjà expliqué ici, sur mon mur. On reprend.
Pour commencer, il faut dire que les stades destinés aux compétitions de la CAF sont classés en quatre catégories, par ordre croissant.
Les stades de catégorie 1, d’une capacité allant jusqu’à 5 000 places, accueillent les phases de qualification des compétitions juniors féminines de la FIFA ainsi que les phases de qualification de la Ligue des Champions féminine.
Les stades de catégorie 2, qui peuvent accueillir jusqu’à 10 000 spectateurs, sont utilisés pour les phases de qualification de la CAN féminine senior, les phases de qualification des CAN masculines U17, U20 et U23, ainsi que les phases préliminaires de la Ligue des Champions et de la Coupe de la Confédération.
Les stades de catégorie 3 sont ceux dont la capacité d’accueil peut aller jusqu’à 30 000 spectateurs. Ils abritent les éliminatoires de la CAN senior, les éliminatoires de la Coupe du Monde de la FIFA, la phase de groupes et les quarts de finale des compétitions interclubs, le tournoi final de la CAN féminine et la phase finale de la Ligue des Champions féminine.
Enfin, il y a les stades de catégorie 4, dont la capacité d’accueil dépasse 30 000 spectateurs. C’est dans cette catégorie de stades que se jouent les demi-finales et les finales de la Ligue des Champions et de la Coupe de la Confédération, la Super Coupe, la CAN et toute autre compétition de haut niveau définie par la CAF.
Maintenant, ce qui est plus important à savoir, c’est que chaque catégorie de stade doit répondre à des exigences bien définies et imposées par la CAF pour être approuvée.
On va s’arrêter sur les exigences relatives aux stades de catégorie 3, puisque le stade du 28 Septembre, qui vient d’obtenir une homologation temporaire, se trouve dans cette catégorie. On va essayer d’être le plus succinct possible afin de vous permettre d’en avoir une idée générale, puisqu’il serait impossible de donner tous les détails dans un seul post.
Un stade de catégorie 3 doit avoir une pelouse naturelle, hybride ou synthétique certifiée par la FIFA. Cette pelouse doit être équipée d’un système de drainage et d’un système d’arrosage. Le stade doit également disposer de deux bancs de remplaçants, chacun équipé de sièges pour au moins 21 personnes, ainsi que d’un autre banc de quatre sièges pour les officiels. Il doit disposer d’un tunnel pour les joueurs, d’un mât pour hisser les drapeaux, etc.
Autre élément qui entre en ligne de compte : un éclairage d’une puissance minimale de 1 200 lux et pouvant atteindre 2 000 lux doit être assuré sur l’ensemble du terrain. Le stade doit disposer d’une source d’énergie régulière, d’un générateur de substitution et d’un autre générateur exclusivement réservé aux panneaux LED, s’ils existent (zone 1).
Les deux vestiaires doivent également disposer chacun de 25 sièges et de 25 casiers, d’une table de massage, d’eau chaude et froide, ainsi que d’une bonne ventilation ou d’un système de climatisation. Il ne faut pas oublier le vestiaire des arbitres et ses équipements, une salle de réunion, les bureaux de la CAF et la salle destinée aux porteurs de ballons et de drapeaux (zone 2).
Il doit également y avoir des installations médicales, qui sont extrêmement importantes. Les médecins déployés sur le site doivent disposer des équipements nécessaires pour apporter les premiers soins en cas de maladie, de blessure grave ou d’accident (zone 3).
En tribune, chaque spectateur doit disposer d’un siège fixe et individuel. Il y a beaucoup d’autres exigences dans cette zone que nous ne pourrons pas toutes lister ici (zone 4).
Dans les tribunes VIP et VVIP, les sièges doivent également être individualisés et deux salons séparés doivent être disponibles, entre autres exigences (zone 5).
Pour les médias, une tribune de presse, occupant une position centrale dans la tribune principale, doit être dotée de places assises avec pupitres. Il doit également y avoir une salle de conférence de presse d’au moins 30 places et une zone mixte située entre les vestiaires et la zone de stationnement des bus des équipes (zone 6).
Ensuite, il y a les positions réservées aux caméras de production ainsi que celles exclusivement réservées aux commentateurs radio et télévision (zone 7).
Pour terminer, il y a le terrain d’entraînement, qui doit disposer d’un éclairage d’une capacité minimale de 500 lux, de deux buts mobiles, d’au moins un vestiaire équipé de 23 sièges et casiers, de clôtures sécurisées autour du site, ainsi que d’un espace de bancs équipé de 20 sièges, entre autres exigences (zone).
TANOU DIALLO
